{"title":"Screens - Basim Magdy","metaTitle":"Screens - Basim Magdy · Forde","uri":"archives/screens-basim-magdy","heading":"<p>lundi 10.03.2025<br>19:00 – projection</p>","credits":"","description":"<p>FORDE SCREENS #4</p><p>Forde Screens est un nouveau rendez-vous mensuel proposé par Forde au cinéma Spoutnik chaque deuxième lundi du mois, consacré aux films d’artistes qui explorent diverses formes cinématographiques et perspectives visuelles. L’équipe de Forde est heureuse d’avoir collaboré avec Eliott Villars à l’élaboration du programme. La projection sera suivie d’une présentation et d'une discussion en présence de l'artiste.</p><p> </p><p>A propos des films présentés :</p><p>The Dent, 19min, 2014</p><p>Commençant par des toits brillants et se terminant par la mort apparemment insignifiante du dernier éléphant de cirque de son espèce, The Dent tisse des événements vaguement liés et des occurrences irrationnelles pour réfléchir à l'échec collectif et à l'espoir. Une petite ville anonyme lutte pour une reconnaissance internationale alors qu'il devient évident que l'échec est un monstre trop grand pour être abattu. Le maire a recours à l'hypnose sous la forme d'un cirque. Un rêve ambigu qui défie toute interprétation laisse le propriétaire du cirque perplexe. Il se réveille pour mettre au travail ses clowns et leurs femmes. Les conséquences de cette série d'événements frappent l'éléphant là où ça fait mal. Le destin devient son ennemi.</p><p> </p><p>13 Essential Rules for Understanding the World, 5min, 2011  </p><p>Des tulipes avec des visages assènent de dures vérités et nous remettent à notre place sur cette planète. Avec un humour noir et une pointe de cynisme, l'œuvre parodie le format du film d'instruction et le subvertit en nous informant que l'inaction peut être la manière la plus efficace d'être.</p><p> </p><p>My Father Looks for an Honest City, 5min, 2010</p><p>Dans son court métrage My Father Looks for an Honest City (2010), le protagoniste, torche à la main, marche au milieu des décombres de ses rêves - agissant comme une prémonition d'un futur dystopique fantastique qui est en fait le présent. Le film s'articule autour de trois éléments clés : La qualité intime du titre, qui fait référence à son propre père ; une reconstitution d'une anecdote relative au philosophe grec Diogène le Cynique, qui était connu pour se promener avec une lampe pendant la journée, soi-disant pour trouver un honnête homme ; et un paysage lugubre d'immeubles d'habitation modernistes en ruine qui font partie de l'expansion rapide du Caire. Comme dans ses autres œuvres, le film a une qualité inquiétante, mais l'imagerie humoristique et ludique qui lui est familière est ici absente. Le paysage très réel, associé à la désolation tragique et abandonnée de cet homme identifiable, confronte le spectateur à la réalité d'une ville qui a échoué avant même d'avoir eu la chance de naître.</p><p> </p><p>FEARDEATHLOVEDEATH, 17min, 2022</p><p>Un voyage hallucinatoire qui évoque l'absurdité de la mort sans chercher à la comprendre. Un nouveau langage en un mot est inventé pour décrire le contenu de la chambre d'un homme récemment décédé. Une ville de grottes où une civilisation s'est épanouie fait ressurgir des souvenirs de poches débordant de sourires inquiets. Un alligator apparaît mystérieusement dans les nuages tandis que l'on se souvient d'ARPANET comme le prédécesseur de l'internet.  La mort apparaît au loin, galopant entre les étoiles. Contre toute attente, elle semble porter une queue d'alligator.</p><p> </p><p>Time Laughs Back at You Like a Sunken Ship, 9min, 2012</p><p>Le film traite de notre compréhension du temps et de la manière dont nous construisons nos souvenirs, et examine comment ceux-ci se déploient subtilement et se fondent les uns dans les autres. Cet hymne tranquille existe sans narration et est accompagné d'une bande sonore délicatement composée par Magdy.</p><p> </p><p>New Acid, 14min, 2019 </p><p>Plusieurs animaux discutent par SMS. Entre leurs échanges banals de mots vides de vie, conflits et rivalités émergent. Leur apparence physique en miroir laisse présager qu'ils sont pris au piège d'une émission de télé-réalité, où l'incertitude et le doute prévalent. L'insécurité et l'évasion induites par les médias sociaux deviennent la preuve qu'au moins certains d'entre eux ne sont pas des robots. Ils s'interrogent sur l'égoïsme, l'amour de soi et l'autodestruction lorsque les « affreux » arrivent avec leurs « lunettes de soleil ringardes ». La tradition est-elle un alter ego du racisme ? Qu'en est-il de la nostalgie et du nationalisme ? Sont-ils devenus ce qu'ils ont toujours méprisé ? L'homme ? La tentative d'évasion d'un groupe de lémuriens à queue annelée censurés vole la vedette. Une girafe comprend enfin pourquoi c'est l'enfer depuis le début.</p><p> </p><p>A propos de l'artiste :</p><p>Basim Magdy (né en 1977 à Assiut, Égypte) vit et travaille à Bâle, en Suisse, en tant qu'artiste et cinéaste. Ses films, ses peintures et ses travaux photographiques sont empreints de gestes poétiques et d'observations inhabituelles qui font de l'absurdité un événement quotidien. Son travail mélange fiction et références historiques avec humour, le tout semblant être piégé dans un sens confus du temps où le passé, le présent et le futur changent constamment de place. </p><p>Son travail a récemment fait l'objet d'expositions individuelles et collectives dans des musées tels que la Kunsthalle de Berne, le Frac Bretagne, Rennes, le KM21 Museum for Contemporary Art, La Haye, et le M HKA, Museum of Contemporary Art, entre autres. Ses œuvres font partie de la collection du Musée d'art moderne, du Musée Solomon R. Guggenheim, du Musée d'art contemporain de Chicago et du Centre Pompidou, entre autres. Ses films ont été projetés à la Tate Modern, au Festival du film de Locarno, au Festival du film de New York et au Festival international du film de Rotterdam, entre autres.</p><p> </p>","cover":{"url":"https://23-26.forde.ch/media/pages/archives/screens-basim-magdy/b8b5d62807-1741295742/screens-_3-1200x-q80.webp","alt":"Forde"},"videos":"","medias":[]}